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Laurie's Author.

. Prologue .


............... La vie New-Yorkaise. Les grattes-ciels qui chatouillent de leur hauteur les nuages. Les magasins à perte de vues. Les grandes cascades de lumières à la tombée de la nuit. Un rêve pour des millions de personnes dans le monde entier. Mais cette vie que convoitent tant de personnes, c'est la mienne. Les strass et les paillettes n'ont plus de secrets pour moi. Je m'appelle Ellie Jones. Jeune top model vivant dans le plus luxueux hôtel de la ville, la mannequin la plus populaire des podiums, la cliente la plus dépensière dans les magasins de haute couture. Je ne me refuse rien et rien ne m'ai refusé. Je ne connais que luxe et privilèges. Lunettes Dior sur le bout du nez, des escarpins Gucci aux pieds, on me remarque dans chaque lieux où je passe. Je fais partie de ce qu'on appelle la jet-set. Cette partie de population qui ne vit que par les fêtes, l'argent et l'exhubérance. Des gens semblables mais qui ne m'arrivent même pas la cheville. Toujours la meilleure dans ce que j'entreprends, je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Ne soyez pas étonner par ce bout de ma personnalité. Pour survivre dans ce milieu qu'est la mode, il faut savoir écraser tout le monde avant que tout le monde ne vous écrase. C'est ainsi. Mais derrière ces strass et ces paillettes que vous avez l'habitude de voir, je subis aussi la pression de l'envers du décor. Drogues, alcools, sexe... Tout ce qui peut paraître dans les magasines à potins n'est juste que la moitié de ce qui se passe réellement. Mesdemoiselles, si vous avez peur d'être déçue par ce monde, je vous conseille de rester en dehors. Mais si vous n'avez pas froid aux yeux, je vous invite à partager mon monde de rêves et de troubles. Let's the story begins.

DESTROYED.


Ellie Jones; the narrator.



- Vous avez un nouveau message de l'auteur:
_______Une nouvelle vie. Un nouveau départ. Après une looongue absence, je vous l'accorde. Mais je suis de retour! Et j'espère pouvoir vous donner autant de plaisir que je vous en ai donner autrefois. Je ne pourrais donner d'explications qui justifient ce trou noir littéraire, mais j'avais besoin de m'éloigner de ce groupe, de toutes les controverses qu'il provoque et toute la folie qu'il déchaîne. Mais j'ai repris goût. J'ai été de nouveau envoûté. Attirée. Tokio Hotel. Ils ont un sacré pouvoir sur moi ces gars. Espérons, outre la bonne humeur, qu'ils m'apportent un raz de marée d'inspiration et de phrases à coucher sur le papier. Relisons cette histoire. Construisons-la ensemble. Vivons-la ensemble. Espérant vous revoir bientôt à mes côtés :)

# Postato mercoledì 27 agosto 2008 05:32

Modificato venerdì 06 novembre 2009 09:26

Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Chapitre o1 Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) « Il y a plusiurs prsonns qui m'imprssionnnt t trois d'ntr ______________________lls sont sur scn avc moi » Tom Kaulitz

Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =)• Chapitre o1 Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) « Il y a plusi℮urs p℮rsonn℮s qui m’impr℮ssionn℮nt ℮t trois d’℮ntr℮ ______________________℮ll℮s sont sur sc℮n℮ av℮c moi » Tom Kaulitz
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_______ La pluie tombait dehors. Le vent caressait les passants qui osaient s'aventurer sur les trottoirs de la ville. Une douce musique s'échappait d'un piano-bar et des lumières scintillantes étaient allumés à chaque centimètre de rue. New-York. La ville de tous les rêves mais aussi de tous les pêchés. Seule l'apparence compte, la façon de se comporter est bien plus importante que la simplicité d'un être humain. Et malheureusement, la simplicité est une qualité que j'ai perdue il y a si longtemps. Ellie Jones. Tout le monde me connaît dans cette ville. Je suis la star des podiums, la mannequin la plus convoitée, la femme que tous les créateurs s'arrachent. Nous ne faisons pas partis du même monde toutes les deux. Dans le mien, tout n'est que futilité. Les sentiments n'ont pas leur place. Montrer ce que l'on ressent, c'est devenir faible, vulnérable, à la merci de tout le monde. Plus l'on était égoïste, haïssable, plus on a de chance de se faire respecter. Il faut s'imposer pour ne pas que l'on nous impose des choix qui ne sont pas le notre. C'est ainsi que j'ai perdu ma jeunesse, mon innocence à poser pour des photographes tous plus célèbres que les autres. Tout n'était qu'apparence. On cherchait toujours la perfection. Et c'est difficile de rester soi-même alors que chaque jour on vous demande de changer, de ne pas être vous-même. Lorsque vous êtes dans les magasines, on vous dicte exactement quoi dire, vous n'êtes pas naturelle, ce n'est pas vos opinions que vous exprimer. Ce sont celles des autres. Et à force de jouer un rôle, on oublie qui on est vraiment. On se perd. On devient fausse. Au début, on est un peu réticente à ce façonnage puis on finit par s'habituer et notre vraie nature disparaît définitivement. On n'arrive plus à faire la différence entre le rôle que l'on doit jouer devant les photographes, sur les podiums et notre véritable comportement. Notre vie nous ai volé. Quelques fois à jamais...

_______ - Mademoiselle Jones ! Mademoiselle Jones ! S'il vous plaît ! Une photo !

_______ Perdue dans mes pensées, je souriais aux photographes alors que l'envie n'y était pas vraiment. Je fis quelque pas sur le tapis rouge déroulé sur mes pieds et cessa de sourire à cause de la crampe qui commençait à se faire sentir au creux de mes joues. Cela m'ennuyait plus que tout de faire les mêmes gestes à chaque gala, chaque invitation. Et pourtant, je devrais me sentir heureuse. Je portai une robe extrêmement belle, qui avait été dessinée et cousue par le plus grand couturier du pays. J'avais chaussé les plus beaux escarpins qui puissent exister. Un célèbre bijoutier étranger m'avait offert une magnifique parure sertie de diamants. Mais malgré, ce sourire qui étirait mes fines lèvres rouges était faux. Je n'arrivais pas à paraître sincère. Je jouais constamment la comédie et tout ce cinéma commençait à peser sur mon moral et sur ma carrière. J'étais démoralisée, je n'arrivais pas à me concentrer et toute cette pression faisait que chaque jour, je remettait en question mon désir de continuer à travailler dans le mannequinat de luxe. C'était avant tout une passion, un projet de vie, une flamme dans mon esprit. Je vivais pour ça. Mais maintenant, chaque bruit du déclencheur d'un appareil photo me rendait malade. Me donnait envie de vomir. A dix huit ans, je me trouve pitoyable. Pitoyable... A cette âge, on respire la confiance en soi, l'énergie, la soif de toujours aller plus loin. Moi, j'avais l'impression d'avoir fait le tour de mon existence. Mon destin était tracé. Ma vie qui ne se résumait plus qu'au paraître. J'avais le sentiment de plus pouvoir évoluer, l'impression que j'avais déjà vu tout ce que le monde avait à m'offrir. Seulement, maintenant c'était la fin.

_______ - Mademoiselle Jones, s'il vous plaît, rentrez dans la salle pour que l'on puisse commencez le dîner de charité.

_______ Je ne répondis rien de peur de prendre un ton désagréable. Je préférais ne rien dire plutôt que de m'attirer encore des ennuis. Ces derniers temps, j'avais essayé de calmer un peu mes maux. De me ressourcer un peu dans ma famille. Si on peut appeler ça une famille. S'étendre là dessus serait une perte de temps. Passons.
_______ A l'intérieur de la salle étaient disposées de nombreuses tables rondes qui occupaient presque toute la superficie. Tous les invités étaient déjà attablés et je fus la dernière à pousser la porte pour aller m'asseoir à ma place. Un flots de paroles m'arriva aux oreilles d'un seul coup. Mon mal de tête s'accrut. Je regardai un dernière fois cette grande salle avant d'aller prendre place à ma table. Une scène avaient été montées pour pouvoir accueillir l'orchestre qui jouerait quelques morceaux de musique pendant que le repas nous serait servi. On pouvait apercevoir de vieille tapisserie arabe accroché aux murs qui donnaient encore de la profondeur et de la chaleur à la pièce. De grands guirlandes lumineuses dorées reliaient les énormes lustres qui étaient pendus au plafond. Au milieu de chaque table, était disposée une composition de roses rouges entourée de quelques bougies blanches. Cette salle était particulièrement jolie.
_______ Je trouvai enfin le siège qui portait mon nom et m'aperçut que les célébrités assise à ma table était seulement des personnes à qui j'avais déjà fait plusieurs reproches. La soirée promettait d'être électrique. Dès que je m'assis, tout le monde stoppa sa conversation avec son voisin et me regarda d'un oeil mauvais. Je sais que j'avais été détestable avec eux. Comme je vous l'ai déjà dit, il faut savoir écraser les ennemis avant qu'il n'essaye de vous écraser. C'est ainsi que ça fonctionne et malheureusement pour moi, je l'ai compris beaucoup trop tôt. Depuis ma véritable nature a complètement changée. Je ne suis plus la-même et je ne le serais plus.

_______ - Bonsoir ! Je suis ravie de vous revoir ! dis-je en prenant place à ma table.

_______ Journaliste, critique, photographes, paparazzis, riches héritières aigries. Tout ce beau monde était présent à ma table. Dire que j'étais tout à fait enchantée de les revoir n'avait été que mensonge. J'étais particulièrement douée à ces jeux là. Manipulation & provocation.








_______ Déjà plus de deux heures étaient passées. Personne ne m'adressait la parole. Ce qui était compréhensible. Je n'étais pas dans mon meilleur jour, on peut dire ça comme ça. J'entendais quelques invités parler de mon comportement avec les journalistes et les médias. Je sais que je n'ai pas été vraiment tendre avec eux aussi. Mais leur volonté à toujours essayé d'inventer les moindres mensonges, à chercher des photos qui pourraient compromettre ma carrière m'exaspérait. Toute personne normale n'aurait pas laissé faire et aurait réagit à cette vague de provocation. Une histoire sordide. Passons aussi.
_______Il faisait une chaleur étouffante dans la salle. J'avais l'impression que mon coeur allait étouffer au creux de ma poitrine tellement l'ambiance était lourde. Mes nerfs étaient à vifs. J'avais réellement besoin de pouvoir respirer un peu d'air nouveau, non pollué par tout ces ragots. La soirée de charité en faveur des orphelins tournaient autour du sujet polémique de mon comportement. De toute part, on parlait de ma tenue en public, de mes phrases et actes provocants. On pouvait parler de moi en mal, tant que l'on parlait de moi. Encore une fois, j'étais le centre de toutes les attentions. Encore une fois. Alors que tout ce que je demandais était un peu de répit. Seulement quelques instants de calme.
_______ Alors que je m'étais levé pour pouvoir aller aux toilettes, me rafraîchir un peu le visage et me remaquiller légèrement, je surpris quelques brides d'une conversation de vive voix. Le sujet ? Vous vous posez encore la question ? Deux femmes d'une quarantaine d'année discutait de mon comportement alors que je ne les connaissait de nul part. Peut-être que je les avais déjà croisé mais je ne m'en souvenais pas. Je rencontrais tellement de visage au fil de ma carrière qu'il était impossible d'en retenir la moitié. La colère me monta vite au visage. Je me mis à l'écart pour suivre quelques peu.

_______ - Vous saviez que Mademoiselle Jones est une toxicomane... Je viens de l'apprendre par mon fils qui travaille dans le plus grand magasine de New-York, dit-elle avant de prendre une gorgée de son vin, on dit même qu'un journaliste aurait en sa possession une photo compromettante pour sa carrière.
_______ - Je m'en doutais, je l'ai toujours trouvé trop maigre sur les podiums. La drogue faut des ravages.
_______ - Et puis il faut dire qu'elle n'a pas reçu une bonne éducation de sa mère. Elle est morte d'une overdose alors que sa fille n'avait que cinq ans, renchérit la première.
_______ - Espérons que cette pauvre fille n'empruntera pas le même chemin que sa génitrice.

_______ S'en était trop. Je m'éloignai de cette table, laissant les deux femmes dans leur discussion. C'est vrai. Ma mère était une toxico elle aussi mais ce n'est pas pour ça que j'emprunterais son chemin en crevant d'un trop plein de drogue. J'avais ma vie et elle n'en faisait plus parti depuis longtemps. Elle m'avait abandonné peu de temps avant qu'elle meure. Seule la drogue comptait réellement pour elle dans les derniers mois de sa vie. Toute seule et sans défense, voilà dans l'était où elle avait oser m'adandonnée. J'ai du me construire sans son aide et construire mon monde sans aucuns de ses conseils. J'étais vulnérable. Je n'avais pas eu l'amour protecteur qu'une mère pouvait porter à sa fille. Je n'avais jamais connu tout ça.
_______ Je repris toutes mes affaires aux vestiaires en les arrachant des mains de l'hôtesse d'acceuil et pris la direction de la sortie. L'air était insupportable. C'est lorsque je sentis le contact froid d'une goutte d'eau au coin de mes lèvres que je compris que je pleurais. J'avais légèrement la tête qui tournait après ce qui venait de m'attérir dessus. Je ne pris pas le temps de remercier quelqu'un pour cette soirée. Tout ce que je voulais pour l'instant, c'était pouvoir l'oublier. Dès que je mis un pied dehors, des centaines de flashs m'aveuglèrent. Les journalistes m'appelaient de tous les côtés pour que je me tournent vers eux. J'avais mal aux yeux, mal à la tête. Mon garde du corps m'entoura de ses bras pour ne pas que je tombe, aveuglée. J'avais envie de retourner à mon hôtel et une fois de plus de me défoncer. Oui, j'étais une droguée et je m'en cachais. Je ne pouvais pas révéler cette partie de ma vie. J'avais tellement honte de ce côté sombre. J'avais tout fait depuis un an pour qu'elle reste secrète à jamais. Je n'étais en aucun cas fière de ce que je faisais maintenant presque chaque jour mais c'était un échappatoire à mon désespoir, à mon appel de détresse. J'avais besoin de quelque chose pour m'aider à supporter tout cette sur-médiatisation. Je voulais pour quelque temps oublier tous les problèmes que causaient ma carrière, tous les gens que je me mettait à dos à cause de ma façon de voir la vie. Je n'avais plus de parents, plus de famille, plus d'amis, plus rien. J'étais définitivement toute seule. Tout ce que je possédait était une misérable existence enviée par des centaines de milliers de personnes. Tout n'était pas rose, comme vous pouvez le penser. Non, bien au contraire.
_______Un taxi me déposa devant l'hôtel et je couru jusqu'à ma chambre le pass déjà prêt dans ma main. Des perles salées roulaient sur mes joues depuis que j'avais quitté la salle et elles avaient formé, sur leur passage, de minuscules crevasses rouges, me brûlant le visage. Je parvins enfin jusqu'à ma chambre, ouvrit la porte à la volée et me précipita sur le tiroir de ma table de chevet. Je jetai tous les magasines et le maquillage qui dissimulait ce sachet de poudre blanche. J'avais les mains qui tremblaient en attrapant cette drogue qui me pourrissait ma vie et qui maintenant allait aussi détruire ma carrière. Mais elle faisait aussi tellement de bien. Seule dans ma chambre noire, je m'assis par terre, pris ma carte de crédit pour dessiner un fin rail de coke sur le bois de ma table de chevet. Je sniffa le tout. L'effet fut rapide. Je partis dans mon monde pour quelques minutes, quelques heures ou peut-être pour toujours. Ellie. Ellie. J'étais une droguée, seule, perdue, anéantie.

Ellie J.


- Vous avez un nouveau message de l'auteur :
_______ Bonsoir :) J'ai quelques peu modifié ce passage. Je n'ai pas touché aux grandes lignes du chapitre. J'ai seulement rajouté ou modifié quelques phrases par ci, par là. Si vous avez le courage, relisez le chapitre et redonnez moi vos impressions après tout ce temps. Dites moi s'il y a un quelconque interêt à continuer cette fiction. J'ai besoin d'être rassurée. Merci d'avance pour tout. Bises (k)

# Postato mercoledì 27 agosto 2008 13:10

Modificato venerdì 06 novembre 2009 11:06

Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Chapitre o2 Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) « Si j℮ d℮vais aim℮r l℮s fill℮s pour c℮ qu'℮ll℮s sont, j℮ s℮rais gay » Tom Kaulitz

Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) • Chapitre o2 Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) Touche pas Chérie ! =) « Si j℮ d℮vais aim℮r l℮s fill℮s pour c℮ qu'℮ll℮s sont, j℮ s℮rais gay » Tom Kaulitz
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_______ Des rires près de moi. Réveil difficile. Des rayons de soleil m'arrivaient au niveau des yeux, se faufilant par le milieu des deux rideaux. J'avais affreusement mal à la tête. Sûrement à cause de la catastrophique soirée que j'avais passée la veille. Je clignai une nouvelle fois des yeux, essayant de reconnaître la pièce où j'étais allongée. La salle de bain. Exactement dans la baignoire. J'avais passé la nuit entière dans la baignoire. Je regardai autour de moi pour faire état des lieux et vit une bouteille de champagne vide, posée près du lavabo. Je me releva un peu et m'aperçut que j'étais seulement en boxer noir et soutient-gorge de même couleur. La dose que j'avais pris hier, m'avait fait plus de dégâts que je ne l'imaginais. Je ne me souvenais d'absolument rien à partir du moment où j'étais rentrée dans ma suite. C'était le trou noir, le vide, le néant. Seulement des brides d'images me revenaient, mais pas assez pour recontistuer toute ma pitoyable fin de soirée. Je me relevai un peu et comme un coup de massue m'arriva sur le haut du crâne. Mon Dieu, ce que ça faisait mal. La gueule de bois était comme une seconde nature pour moi, mais ce n'était jamais agréable.
_______ J'essayai de sortir de la baignoire sans faire trop de dégâts. Je passais ma jambe timidement par dessus le rebord de la baignoire. Ma tête se mit à tourner et je dus me rattraper au lavabo avant de perdre l'équilibre et de risquer la chute. Remise de mes émotions, je pus enfin me regarder dans le miroir de la salle de bain. Action que je regrettais de suite en voyant l'ampleur des dégâts. Une épaisse traînée de noir s'étalait de mes yeux au milieu de mes joues. Mon rouge à lèvres avait débordés au dessus de mes lèvres, sur mon menton et sur mes dents et mes cheveux ne ressemblait absolument à rien mis en pétard comme ils l'étaient. Je soupirai devant l'ampleur du désastre et me dirigeai directement dans ma chambre pour aller chercher des vêtements propres que je pourrais enfiler après une bonne douche et un efficace cachet d'aspirine. J'avais choisi de porter quelque chose de simple pour aujourd'hui. Je devais me rendre quelque part. Un lieu très important pour moi mais que j'avais toujours du mal à affronter. J'avais pris cette décision. Je devais surmonter mes peurs. Je devais faire le point avec moi-même et je savais que cet endroit pouvait m'aider. Je choisis une tenue simple, qui n'en perdait pas moins son style : un jean boyfriend, un tee-shirt loose gris, quelques colliers dorés autour de mon cou, une veste officier, et pour parfaire le tout un sac noir boule. Sans oublier mes ballerines noires. Je me dirigeais vers la salle de bain pour prendre une douche froide qui me remettrait sûrement les idées en place. En arrivant dans la salle de bain, je remarquai qu'une photo de ma mère était posée à côté de la bouteille de champagne. Je ne l'avais pas vu toute à l'heure. Sans la regarder une fois de plus, je la fourrai dans le sac le plus proche. La regarder plus longtemps n'aurait servi à rien. Cela m'aurait obligé à faire face à mon passé et à toute ses désillusions que je cherchais à fuir depuis des années.






_______ Je resserrai le col de ma veste noire autour de mon cou. Il faisait froid. Très froid. A l'extérieur comme à l'intérieur de mon coeur. Le froid qui vous traverse le corps et qui glace vos os, qui vous bousille les poumons et congèle votre poitrine. C'est ce même froid glacial qui me figeait devant cette grande porte noire. Elle était dorénavant la seule barrière, le seul obstacle à franchir avant de me retrouver en face d'elle. En face de sa dépouille. Mes pensées se bousculaient dans ma tête. Tout se mélangeait. Je me demandais inlassablement si le choix que j'avais fait en venant ici avait été le bon, si je ne faisais pas une erreur que je pourrais, par la suite, regretter. Je me posais si souvent la question de ma réaction lorsque je verrais son nom gravé dans le marbre. Aileen Jones. Maman et épouse. Le clocher vibra sous le son assourdissant des cloches de l'église. Il était temps que j'arrive à surpasser ma peur, que je trouve enfin le courage nécessaire d'affronter mes cauchemars. Je fis un pas en avant et me stoppa. Malgré la volonté d'entrer dans ce cimetière que me criait mon coeur, ma tête me disait exactement le contraire. Fuir. Voilà tout ce que je savais faire face à mes angoisses. Je ne trouvais désespérément pas la volonté de me battre. Des paroles de chansons refirent surface dans mon esprit.

I will not make the same mistakes that you did.
I will not let myself cause my heart so much misery. I will not break the way you did.

_______ Il fallait que j'aille lui crier ma tristesse, il fallait que j'aille lui cracher la douleur que j'ai ressentie pendant toutes ces secondes. Me surpasser était le plus important. Le désespoir s'effacerait-il enfin ? Pourrais-je enfin avoir une existence normale, sans m'auto-détruire ? C'est avec ses tonnes de questions en tête que je fis le premier pas qui me rapprocha d'elle et déclencha en même temps la cascade de larmes sur mes joues. Des centaines de plaques de marbres étaient alignés devant mes yeux. J'y étais. J'avais enfin réussi à entrer dans ce foutu cimetière. J'arrivais enfin devant cette plaque. Cette plaque si particulière à mes yeux. Ma mère. Rien qu'à l'idée que je puisse être là, devant elle, après tant d'années d'absence, me coupait la respiration. Me promettre de ne plus pleurer était une erreur. Le poids s'envolait petit à petit, ma conscience se soulageait légèrement. Je me mis juste en face de son nom. Aileen Jones. Droite, les yeux rivés sur cette tombe, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Une seule goutte d'eau tomba sur la pierre tombale. Il pleuvait. Un jour pluvieux pour une triste rencontre. Je pris mon sac entre les mains et sortis une chaîne en or où était accroché une étoile portant son nom. Je la serrai entre mes mains, comme pour lui montrer que j'étais avec elle, que j'étais présente après tant d'année. Oui, j'étais devant elle mais aucun mot n'arrivait à dépasser la commissure de mes lèvres. J'avais tellement redouté ce moment. J'avais plusieurs fois coucher des phrases sur le papier, préparer des centaines de discours, mais malgré tous mes efforts, rien ne me revenait en mémoire. J'étais stressée, figée. Comme morte. Les yeux rivés sur sa tombe, je sortis quelques syllabes incompréhensible avant de refermer ma bouche. J'essayais tant bien que mal de remettre mes idées dans l'ordre. Mon rythme cardiaque s'accéléra, mes mains se mirent à trembler. C'est chancelante que je pris une grande respiration et surmonta la douleur au coeur de ma poitrine.

_______ - Bonjour Maman... Je ne sais pas trop par où commencer. J'ai tellement de chose à te dire. Je... J'ai réalisé mon rêve. Ca y est, j'ai réussi à défiler pour les plus grands créateurs, à faire les plus belles photos. J'aurais tellement voulu que tu me voies, que tu sois fière de moi. J'aurais voulu que tu puisses me dire ce que tu ressentais en me voyant sur un podiums. Tu me manques, Maman. Tu sais, quand tu venais juste de mourrir, j'étais petite, innocente. Je ne savais pas trop ce qui allait se passer par la suite... Je ne savais pas vraiment ce qu'était la mort puisque je n'avais connu que la vie... Quand Papa, m'a dit que tu avais été rejoindre les anges, je pensais que tu allais revenir, que tu ne m'avais pas quitté définitivement. Que c'était juste un voyage à cause de tous tes problèmes... Presque tous les soirs, je te voyais rentrer, ne tenant même plus sur tes jambes. La drogue te causait tellement de soucis. Elle faisait tellement de degâts sur ton joli visage. Je n'avais pas très bien compris ce qui t'arrivais à cette époque la, mais intérieurement, je m'étais promis de te redonner le sourire... J'avais envie de te voir heureuse avec moi, qu'on forme de nouveau une famille unie et heureuse. Mais c'est seulement quand je t'ai vu dans cette caisse en bois, ce cercueil, que j'ai compris que c'était fini... Tu étais partie pour de bon et jamais, plus jamais j'allais pouvoir sentir ton odeur, me réfugier dans tes bras quand j'aurais peur. Il n'y avait personne sur qui je pouvais compter, en qui je pouvais avoir entièrement confiance. Tu m'as laissé toute seule... Ils m'ont tous laissés de toute façon. Après ta mort, Papa ne voulait pas se rendre sur ta tombe lui aussi, parce qu'il avait peur, peur de voir la réalité, peur de te sentir emprisonnée entre quatre planches de bois... Il s'est enfermé tout seul dans son travail. Si tu savais, combien de nuit, j'ai prié pour que tu revienne. J'avais perdu une mère et j'étais entrain de perdre mon père. Je me retrouvais sans défense, sans personne pour me protéger... C'est...

_______ Je m'arrêta un moment, le temps de reprendre quelque peu ma respiration. Les larmes continuaient de couler, sans arrêt. J'étais entrain de dévoiler tout ce que j'avais sur la conscience. J'étais entrain de me confier, chose que je n'avais pas faite depuis longtemps. Pour une fois, je faisais tomber ma garde. Même si elle n'était pas là, je la sentais, je sentais sa présence autour de moi. C'était plutôt déstabilisant. J'avais l'impression qu'elle était juste à mes côtés, qu'elle comprenait ma douleur. Je lui parlais et je savais qu'elle m'écoutait de là où elle était.

_______ - Ecoutes, je sais que j'aurais du venir te voir plus tôt. Mais je sais pas ce qui m'empêchait de me déplacer jusqu'ici. Peut-être la peur de me retrouver devant ta tombe et ne pas savoir quoi dire. Je ne sais pas si je trouverais de nouveau la force pour revenir ici, revoir tout ça. J'espère sincèrement que tu pourras me la donner. Veille sur moi et protège moi de là où tu es comme tu l'as toujours fait, je le sais. J'aimerais tellement que tu puisses revenir et me prendre dans tes bras, que le temps s'arrête. Retourner en enfance et retrouver mon insouciance. Fuir tout ce monde destructeur. Avoir quelqu'un à qui parler.

_______ Un souffle de vent s'engouffra dans mon manteau, caressant mon cou, avant de finir dans une cascade de frissons le long de ma colonne vertébrale. Elle me rassurait, elle m'aimait. Je souris, malgré les larmes qui continuait à rouler sur mon visage formant sur leur passage des traînées de maquillage.

_______ - Tu me manques. Vraiment. finis-je dans un murmure.

_______ Sur ces derniers mots, je quittai le cimetière, trempée de la tête aux pieds mais le coeur léger. Cet entretien solitaire plus que particulier m'avait fait du bien. Il m'avait permis de me ressourcer un peu. Cette tombe était presque ma seule famille, pour ainsi dire. Mon père, je ne savais jamais où il était. Paris, Milan, Madrid... Il voyageait tellement que je le voyais que deux jours dans l'année. Mon anniversaire et Noël. Et ça se limitait à ça. Mais on peut dire que son absence ne me manquait pas beaucoup. Il avait été tellement distant depuis la mort de ma mère avec moi, que je m'y était presque habituée. Il me disait souvent qu'à travers moi, il la voyait elle quelques années avant. C'est ce qui avait, peu à peu, creusé le fossé entre nous.
_______ Seule dans un taxi, je regardais le paysage défiler sous mes yeux. La ville grandiose qu'était New-York. J'étais heureuse de vivre ici, malgré la vie que j'y menais. Cette ville avait, mlagré nombreux aspects négatifs, beaucoup de côtés positifs aussi. Rien que la beauté en elle même de ses rues. J'aimais m'y promener, seule. L'hiver surtout avec la neige qui jonchait les trottoirs. Simplement magnificent.
_______ J'eus subitement envie d'aller faire les magasins. Un peu de shopping me remonterait peut-être un peu le moral. Je dis au chauffeur de faire demi-tour et je lui indiquais l'adresse du magasin où j'avais l'habitude d'aller. Situé sur une grande avenue de New-York, c'était un endroit stratégique pour trouver tout ce qui était à la mode, tout ce qui était « in ». Quelques minutes seulement nous suffirent pour faire le trajet. Le chauffeur sortit en premier, ouvrit ma porte et me protégea de la pluie à l'aide d'un parapluie. Il m'accompagna jusqu'au bout et je pus enfin rentrer dans la boutique sans être mouillée plus que je ne l'étais déjà. Dès que je fus parvenue dans la boutique et que le bruits de mes pas résonnèrent sur le carrelage blanc cassé, les vendeuses se précipitèrent sur moi pour me débarrasser de mes affaires. J'étais connue, c'était ça l'avantage. Je dépensais des milliers de dollars dans des robes, des tailleurs, des jupes, des pantalons, des vestes alors pour eux, j'étais une cliente précieuse qu'il ne fallait absolument pas perdre. Et pour ne pas me faire déserter la boutique, il fallait me combler, me choyer.

_______ - Mademoiselle Jones ! Quel plaisir de vous voir ! Que recherchez vous aujourd'hui ? me demanda-t-elle seulement quelques seconde après que je sois rentrée.
_______ - J'aimerais trouver une robe de gala. Une robe ni trop exubérante, ni trop cachée non plus. Je veux que ce soit simple et élégant à la fois. Noire, comme d'habitude.
_______ - Oh ! Je comprends ce que vous voulez dire... Nous venons de recevoir la nouvelle collection. Je vais vous présenter plusieurs modèles. Vous me direz ce que vous en pensez. Si vous aimez, ou non.
_______ - D'accord, je patiente dans le salon. répondis-je, m'asseyant sur un des fauteuils mis à disposition dans la pièce.

_______ La vendeuse me fit un sourire radieux mais hypocrite. Ici, j'avais la réputation d'être très difficile. Je voulais toujours la plus belle robe, la meilleure tenue qui n'est jamais existé. Et pour ça, j'étais assez exigente. Je regardais chaque détail, chaque couture, chaque motif, chaque perle. Ce que j'achetais ne devait avoir aucun défaut. Alors que la vendeuse revint avec trois robes plus belle les unes que les autres sous le bras, la sonette de la porte retentit. Je ne me retournai pas, aucunement intéressée par l'identité de la personne. C'est seulement quand j'entendis une voix suave et mélodique que mon coeur faillit imploser dans ma poitrine.

.E. J.



Pain of Love ♥


- Vous avez un nouveau message de l'auteur:
_______Saloute lecteurs, lectrices :) J'ai modifié quelques petits passages de ce chapitre. A qui veut le relire, le fasse. Les grandes lignes sont restés mais j'ai modifié l'expression, les sentiments, les sensations, quelques petits détails quoi. En espérant que vous appréciez redécouvrir mon histoire. ♥

# Postato giovedì 28 agosto 2008 13:21

Modificato venerdì 06 novembre 2009 17:00